Comment écrire un livre d’horreur ?

Aimez-vous avoir peur, ressentir un stress durant tout un film ou toute une histoire ? Si c’est le cas, alors vous devriez vous essayer à écrire un livre d’horreur.

Pour écrire un livre d’horreur, il faut créer une tension qui évolue peu à peu jusqu’à atteindre un apogée de la peur et donner la chair de poule à vos lecteurs. Pour ce qui est de la suite, comme pour n’importe quelle autre histoire, le livre d’horreur suivra le schéma de base : développement d’un prologue, d’une ambiance puis des personnages.

Le prologue :

Le prologue va conduire votre histoire, vous allez établir le décor, la motivation des personnages, et l’action.
Afin de trouver le prologue de votre histoire puisez dans vos propres peurs ou demander à vos amis et votre communauté. En effet il est difficile de deviner quelle est la peur des gens. Il se pourrait que ce qui pour vous est la plus grande peur des autres, ne l’est en fait pas du tout. Il vaut mieux vous baser sur des peurs qui existent, que sur des peurs qui n’existent peut-être pas.

Concentrez-vous sur la création d’une histoire qui vous parait à vous-même effrayante. Pour cela, posez-vous la question de comment vous réagiriez si vous étiez confronté aux évènements de votre propre histoire. Par exemple si vous vous retrouviez devant un mort, ou si vous apercevez un vampire au loin.

Utilisez le décor pour piéger vos personnages. Trouvez une façon d’obliger vos personnages à devoir affronter leurs peurs à un moment ou un autre. Pensez aux endroits qui vous font peur, par exemple un cimetière ou un village abandonné.

Essayez de penser à une situation ordinaire et d’y ajouter quelque chose d’effrayant. Trouvez une situation normale de la vie de tous les jours, par exemple une promenade dans un parc. Puis ajoutez-y un élément bizarre ou terrifiant. Vous pourriez apercevoir un monstre dans la forêt juste à côté.

Les personnages :

Lorsque vous allez développer vos personnages vous allez devoir imaginer :

  • qui sont ils,
  • ce qu’ils font,
  • leurs motivations,
  • leurs rôles dans votre histoire.

Rendez votre personnage unique avec un certain trait de caractère. Notez pour chaque personnage ces caractéristiques et referez-vous y lorsque vous allez parler de lui :

  • Son nom, son âge, sa description physique
  • Son caractère, chaque personnage doit avoir son propre caractère
  • Ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas.
  • Son histoire
  • Son meilleur ami et son pire ennemi
  • Des objets spécifiques pour chaque personnage qu’il va emmener partout

Pour avoir une bonne histoire qui fait peur, vos personnages doivent être le plus réel possible et vos lecteurs doivent pouvoir s’identifier en eux.
Ils doivent ressentir de l’empathie pour vos personnages. Plus vos lecteurs pourront former cette connexion empathique avec vos personnages plus ils vont se rapprocher de votre histoire.

Pour vos personnages, vous devez avoir au moins un personnage principal et selon l’histoire un :

  • méchant
  • personnage qui aide le personnage principale (quelqu’un de sa famille, un ami, sa petite amie)
  • personnage secondaire : (le cuisinier du restaurant, une vieille dame qui traverse la route, etc…)

Quelques conseils pour vos personnages :

  • Pour le méchant : Essayez de créer un personnage original, évitez de prendre comme tout le monde les méchants basique (Dracula, loup-garou), plus vous allez être original plus votre roman peut se démarquer des autres. Ce méchant doit également avoir certaines caractéristiques spéciale, des tics, etc… Prenez exemple sur les psychopathes dans les experts, ils ont toujours certaines caractéristiques lors de leurs meurtres, (une carte as à côté du corps du cadavre, un signe fait au couteau, etc…)
  • Faites en sorte que vos personnages n’ai pas la belle vie, une histoire où tout ce passe bien, n’est pas une histoire d’horreur. Mettez les personnages dans des situations que personne ne voudrait vivre.

Les intérêts de vos personnages :

Les intérêts d’un personnage c’est ce qu’il veut à tout prix avoir. Également ce qu’il pourrait avoir ou perdre en prenant certaines décisions dans l’histoire. Exemple, s’il possède une clé qui ouvre toutes les portes, et qu’il ne veut utiliser cette clé que pour ouvrir la porte qui va permettre à sa mère de sortir de l’endroit où elle est capturée.

À un moment de l’histoire, il se peut que se personnage utilise cette clé pour le héros de l’histoire et sacrifie alors sa mère. Si vous voulez réussir a créé un bon roman d’horreur, il va falloir créer des émotions extrêmes chez vos lecteurs comme la peur, le stress, l’anxiété. Pour faire avancer l’histoire, il va falloir que le lecteur comprenne clairement que si le personnage utilise cette clé, il ne pourra plus jamais libérer sa mère. Cela va créer une tension chez le lecteur et l’histoire peut alors continuer.

Le lecteur qui va aimez vos personnages au fur et à mesure de l’histoire va s’identifier en eu, et lorsque des tragédies vont leurs arriver cela va créer beaucoup de tension en vos lecteurs et beaucoup de suspense. Grâce à ce genre de moment, vous allez faire avancer votre histoire et encore un peu plus immerger votre lecteur dans l’histoire.

  • Donner des informations au lecteur que les personnages ne connaissent pas et faites-les se tromper.

Lorsque vous regardez des films, vous avez souvent des indices sur le méchant que les héros n’ont pas. Par exemple, vous savez que pour le tuer il faudra enfoncer un couteau en bois dans son cœur. Faites-en sorte que le héros lui croit qu’il faut enfoncer un couteau en or dans son cœur.  Le lecteur sera alors que ce n’est pas le cas et aura peur pour le héros.

Écrire votre histoire :

Voici comment vous devez présenter votre histoire, c’est le schéma basique pour un roman d’horreur :

  • Mettez en place la scène et présentez les différents personnages.
  • L’élément déclencheur : quelque chose doit se produise dans l’histoire pour démarrer l’action.
  • La montée de l’action : faites monter l’excitation, la peur et le suspense.
  • Le point culminant : le moment de l’histoire où la tension est à son comble.
  • La chute : ce sont les évènements qui se produisent après le point culminant.
  • La résolution : c’est à ce moment-là que le personnage résout le problème principal.
  • Le dénouement : c’est la fin de l’histoire, c’est la que les personnages résolvent les dernières questions restantes.

Cependant, le personnage n’est pas obligé de résoudre le problème principale, 90% des histoires se terminent bien, même les histoires d’horreur. Ce n’est pourtant pas une obligation, tous les personnages peuvent mourir à la fin. Dans les meilleurs roman d’horreur, les histoires ne se terminent même généralement pas bien.

Décrivez votre histoire plutôt que de la raconter :

Les histoires d’horreur les plus efficaces utilisent des descriptions pour montrer au lecteur ce que les personnages ressentent dans l’histoire. Cela aide le lecteur à se sentir à la place du personnage principal pour s’y identifier.

Alors qu’au contraire, si vous dites au lecteur quoi ressentir en décrivant une scène sans forme et sans suspense, il va se sentir beaucoup moins connecté à votre histoire.

 

Faire monter la tension :

Faites monter la tension au fur et à mesure que l’histoire progresse. Laissez grimper le suspense au fur et à mesure de l’histoire. Pour que votre roman soit un bon roman d’horreur et pas une simple histoire banale, le lecteur doit ressentir de l’empathie et se faire du souci pour les personnages, vous avez besoin d’un danger imminent et d’une tension qui monte en permanence. Le lecteur ne doit même pas pouvoir s’arrêter de lire votre livre pour aller au toilette, trop impatient de savoir ce qu’il va se passer.

  • Donnez au fur et à mesure de l’histoire de petits indices qui ne paraissent pas important sur le coup, mais qui par la suite pourront être utile. Par exemple, vous pourriez donner un couteau ancien trouvé dans votre grenier à l’un des personnages de manières anodines. Ce couteau pourrait être en réalité la clé pour vaincre le méchant de l’histoire.
    À l’inverse donnez également de faux indice, cette fois qui paraissent plus clair pour le lecteur, donnez par exemple clairement ce couteau à un personnage en faisant potentiellement comprendre qu’i pourrait tuer le méchant plus tard. Mais en réalité, ce couteau resterai inutile toute l’histoire et le lecteur aura imaginer toute une polémique fausse dessus. Games of Thrones par exemple utilise beaucoup ce procédé pour créer des tonnes et des tonnes de supposition et faire parler les gens.
  • Alternez les moments de tension intense où le personnage est en plein conflit et les moments plus calme ou votre personnage a le temps de souffler, de discuter avec d’autres personnages, de penser, etc… Puis par la suite revenez à nouveau à un moment plus intense de l’histoire, si possible encore plus intense qu’auparavant.

Petit conseil lorsque vous décrivez l’histoire : Évitez certains mots trop évidents. Essayez d’utiliser des mots qui provoquent des émotions chez le lecteur et évitez les mots qui disent trop brutalement au lecteur ce qu’il doit ressentir, par exemple :

  • Terrifié, horrifié, apeuré, effrayé, tétanisé.

Vous pouvez tout de même utiliser ce genre de mot, évitez simplement d’en abuser.

Écrire une bonne fin :

Toujours continuer de faire monter la tension jusqu’au point culminant de votre histoire, le/les héros doivent accomplir de petite chose tout en échouant d’autres choses. Chaque chose faisant toujours plus avancer votre histoire.

Le suspense va monter jusqu’au point culminant et avant même que le lecteur puisse le réaliser, les personnages seront déjà en grave danger.

  • Donner au personnage un moment de clarté :

À force d’indice et de détails, votre personnage réalisera soudainement la façon de résoudre le conflit. Ce moment doit arriver après une accumulation d’indice et de détails, cela ne doit pas arriver au hasard et cela doit être logique pour le lecteur que le personnage trouve enfin la clé pour mettre fin à l’histoire.

Encore une fois, en fonction de votre histoire le personnage n’est pas forcement obligé de résoudre l’histoire, et si vous arrivez à berner le personnage plus le lecteur durant toute l’histoire, vous pouvez faire croire à votre lecteur que l’histoire va enfin être résolu grâce à tous les indices que vous avez accumulé.
Mais en fin de compte, le lecteur tombera de haut quand il verra que votre personnage qui devait en finir avec cette histoire tombe soit encore plus bas (dans ce cas-là vous laissez présager d’une suite à votre histoire sur un prochain roman) soit que votre personnage peut mourir, ne pas réussir, etc…

  • Écrire le point culminant :

Le point culminant est un virage ou une crise au sein de l’histoire. Dans une histoire d’horreur, cela peut être un danger ou une menace au personnage. Par exemple le personnage qui cherchait à sortir d’un endroit dans lequel il s’était retrouvé piégé peut à première vue ne pas être plus en danger que cela. Puis tout d’un coup il peut tomber nez à nez avec le méchant de l’histoire, par exemple dans un égout, tombez nez à nez avec le monstre de l’histoire, qui en réalité vivait ici.

  • Ajouter un tournant à la fin :

Si vous voulez ajouter un tournant à la fin de votre histoire, veillez à ce que ce tournant soit logique et bien amené. En effet si vous faite mal ceci, votre histoire peut tout à coup devenir beaucoup moins bien, même si tout le reste était bien. Au contraire si vous le faite bien, votre histoire peut tout à coup devenir une excellente histoire pour le lecteur qui s’émerveille d’un tournant auquel il ne s’attendait pas du tout. Ce tournant est un évènement auquel le lecteur ne s’attend pas, par exemple un personnage qui était le héros s’avère être en réalité le méchant.

  • Décider de la fin de l’histoire :

La fin de l’histoire est le moment de fixer les questions en suspens, cependant vous n’êtes pas obligé de donner une réponse clair et précise. Cela peut être efficace, car cela permet de laisser le lecteur plein d’incertitudes. Le tueur avait-il des complices ? Les esprits existent-ils vraiment ou le héros est juste fou ? Vous pouvez améliorer la fin de l’histoire en laissant le lecteur se poser des questions, du moment qu’il n’est pas trop troublé bien-sur.

  •  La clé du suspense consiste à ne pas répondre à la question directement afin que vos lecteurs ne soient pas sûr de la finalité de l’histoire.
About The Author

Lucas HEINTZ

Bonjour, je m’appelle Lucas et mon objectif est d’aider les gens à créer le livre de leurs rêves ou tout simplement de réussir à vivre de sa passion. Nul besoin d’être le meilleur écrivain de tous les temps ou d’avoir le style de Victor Hugo, vous pouvez vous aussi, sans avoir la moindre connaissance vous lancer dans la création de votre livre. Avril 2017 : Je suis étudiant en bts comptabilité gestion et je viens de finir ma première année quand j’ai eu l’idée de créer mon livre sur internet. Je décide donc pendant les vacances d’été de me lancer, très vite je me rends compte qu’il n’est pas si difficile d’écrire un livre et je sors alors mon premier livre sur internet. Août 2017 : Après plusieurs mois de recherche afin de savoir comment faire connaitre son livre je commence à gagner régulièrement de l’argent grâce à mon livre, je décide donc d’en écrire d’autres afin de cumuler les ventes. Aujourd’hui j’ai décidé de créer se blog afin de partager mes connaissances et mes méthodes pour réussir tout comme moi à créer vos livres. Je ne vais pas vous donnez de méthode miracle, cela dépendra de votre envie également. Mais si vous suivez les différentes étapes de la formation je peux vous assurez que vous aurez très vite des résultats.